Sommeil : Phases, fonctionnement et perturbations

La journée est divisée en deux parties : la partie diurne (éveil) et la partie nocturne (sommeil).L’alternance de ces deux parties correspond au cycle circadien.

Sommeil

Le sommeil est un phénomène récurrent caractérisé par une diminution du tonus musculaire avec maintien des réflexes, contrairement à l’inconscience. Il est régi par des mécanismes très complexes. Le sommeil occupe près d’un tiers de notre vie avec des variations selon l’âge : un nouveau-né dort 18 heures, un enfant de 10 ans dort environ 10 heures et un adulte environ 7 à 8 heures. Une variante génétique peut également intervenir sur la quantité nécessaire et la qualité de sommeil.

Son fonctionnement

Il fait intervenir une horloge biologique interne mettant en oeuvre différents mécanismes cérébraux et certains paramètres environnementaux. Interviennent également différents neuromédiateurs qui interagissent entre eux : sérotonine, dopamine, noradrénaline, histamine et orexine.

L’horloge biologique permet de veiller le jour et dormir la nuit. Son fonctionnement dépend des stimuli lumineux. Selon la luminosité de la journée, des saisons, la mélatonine adaptera l’horloge biologique en l’avançant ou en la retardant. Son fonctionnement tient compte également de notre activité quotidienne. La pratique d’un sport, l’utilisation d’écrans informatiques en soirée, …retarderont l’horloge biologique.

Les différents stades du sommeil

Une nuit est composée de trois à cinq cycles de sommeil de 90 minutes environ comprenant chacun cinq stades différents.

Le stade 1 l’endormissement : baillements, réduction de la vigilance, du tonus musculaire et de la fréquence cardiaque. Ce stade n’est pas perceptible contrairement au réveil.

Le stade 2 (50% de la durée du sommeil) : assoupissement et maintien aux stimuli extérieurs.

Puis arrive le sommeil profond pendant lequel notre organisme opte pour un rythme plus lent et régulier (stades 3 et 4). Il est nommé sommeil lent. C’est un moment primordial pour notre organisme pendant lequel s’effectuent de nombreuses réactions métaboliques. Durée totale par nuit : 1H30 en moyenne.

Le stade 3 : activité musculaire minime, disparition des mouvements oculaires.

Le stade 4 : stade éventuel des terreurs nocturnes et du somnambulisme.

L e stade 5 : le sommeil paradoxal (25% de la durée totale du sommeil) : il est plus léger. Il est accompagné de mouvements oculaires, et de la modification du rythme cardiaque. C’est le moment des rêves et des cauchemars. 80% des périodes oniriques se situent pendant le sommeil paradoxal, les 20% autres pendant le sommeil lent (stade 2).

L’alternance entre le sommeil lent et le sommeil paradoxal correspond au cycle ultradien. Au cours du sommeil, les différents stades ont des durées qui évoluent durant la nuit. La durée du stade 5 augmente, celle des stades 3 et 4 diminue voire disparait au profit du stade 2. Entre chaque cycle, s’effectue un court réveil de moins de trois minutes dont on ne se souvient pas au réveil.

Son rôle

Pour le développement et la maturité cérébrale ou encore pour assurer certaines activités métaboliques, le sommeil joue un rôle essentiel sur le bon fonctionnement de notre organisme et doit donc être respecté. Il est reconnu que le sommeil participe largement à l’assimilation et la mémorisation de données acquises durant la journée.

Dans le cas d’un sommeil perturbé, les répercussions sur l’organisme sont nombreuses : troubles de la vigilance, de la mémorisation, fatigue, prise de poids, … Elles peuvent engendrer certaines pathologies en pneumologie, en neurologie, en psychiatrie, en pédiatrie… Un manque d’au moins cinq heures de sommeil suffit pour obtenir des répercussions négatives.

Les perturbations du sommeil

    - l’insomnie

    Elle associe des endormissements difficiles et des réveils répétés durant la nuit. Elle touche 10% de la population. Elle provoque des somnolences pendant la journée. Un accident mortel sur trois est du à un endormissement au volant. Près de 20% de la population ont recours à des médicaments (somnifères, …). Pour y palier, quelques recommandations : gérer le stress de la journée (yoga, relaxation, …), le soir, aucune prise d’excitants, éviter l’utilisation tardive des ordinateurs, ne pas faire de sport avant le coucher, retarder l’heure d’aller au lit, ne pas rester au lit éveillé, …

    - la narcolepsie ou hypersomnie

    Elle provoque des endormissements intempestifs et incontrôlables limitant la phase d’éveil à une ou deux heures. Elle reste très rare.

    - les parasomnies

    Elles réunissent durant le sommeil paradoxal, le somnambulisme, les troubles comportementaux, …

    - le syndrome des jambes sans repos ou impatiences

    Il s’agit d’un trouble moteur caractérisé par l’envie irrésistible de bouger continuellement les jambes durant la nuit, provoquant un sommeil de mauvaise qualité. Il touche 9% de la population.

    - le syndrome d’apnées du sommeil

    Il s’agit d’un trouble de la ventilation pendant lequel le dormeur effectue plusieurs pauses respiratoires de quelques secondes durant son sommeil. Ce phénomène engendre une fatigue dans la journée, des répercussions cardio-vasculaires et cérébrales. Il touche 7% de la population.